Par Dr. Wolfgang Peter
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Date de l'exposé :
Résumé
De l'auditeur A.S.
Le verset de la 13e semaine donne une indication discrète pour se retrouver en soi-même, se relier consciemment et éveillé au spirituel. Le poème du poète autrichien Josef Weinheber (1892-1945) est au centre de cette conférence : Lumière - Non - Poésie L-ich-t : avec L-vivre, il s'élève, et le -moi- reste un beau centre, la t-at a été faite à la fin. N-ich-t : La N-ach-t montre déjà son essence : Transforme le je en ach. A la fin on peut lire le T comme mort. Si tu donnes de l'espace à la pensée-ich-t, la pensée est à la tête, et le T après -moi- devient un rêve. Ce poème reprend le thème central de l'Apocalypse et le place au centre : - Le JE -, la révélation de l'essence de Jésus-Christ et donc celle de l'homme. J. Weinheber a su s'imprégner de l'essence de chaque son. Il se sentait proche des formes et des harmonies anciennes de la versification grecque, il s'en est inspiré et a créé quelque chose de nouveau. Les Grecs de l'Antiquité avaient atteint une perfection inégalée dans l'art et la langue, et ils pouvaient créer un idéal éthéré selon leur sensibilité intérieure, car ils voyaient la forme idéale de manière sensuelle et suprasensible. Chez eux, l'homme était au centre de l'art. Avec le début des temps modernes, la Renaissance, on passe au naturalisme, chaque détail est représenté. De nouvelles impulsions sont ajoutées : saisir avec les sens extérieurs éveillés l'essentiel extérieur, le sensuel, et reproduire chaque détail. Par exemple Dürrer avec son dessin du lièvre. C'est aussi le début du développement de l'âme consciente et le début du matérialisme. Plonger dans le monde des sens et donc dans le spirituel avec les sens extérieurs et saisir l'essentiel. Goethe y est parvenu au plus haut point avec sa vision sensuelle et suprasensible et son expérience sensuelle et morale. L'expérience sensuelle et morale des couleurs, par exemple, est très importante pour faire la différence entre une vision, une image de rêve et une véritable imagination. La vision apparaît comme une image extérieure, la perception se fait par le corps physique. La vision est perçue par le corps physique (sons, couleurs), c'est une expérience sensorielle. L'imagination, par exemple dans la perception des couleurs, est accompagnée d'une expérience morale, d'un contact psychique et spirituel. Pour accéder à l'expérience de l'imagination pure, il faut se débarrasser de l'expérience sensorielle. Si l'imagination doit être communiquée à quelqu'un, cette expérience doit être retraduite en une représentation sensuelle. Aujourd'hui, nous sommes déjà dans la phase de transition entre l'expérience sensorielle et l'expérience imaginaire du monde. Pour une perception imaginative, l'âme doit être vécue de manière plus consciente, en la libérant de toutes les qualités sensorielles telles que l'irritabilité débordante, le flot de désirs, l'égoïsme. Mais lorsque nous devenons "voyants" à partir de nos propres forces de désir, nous voyons d'abord nos propres désirs et pulsions, qui peuvent se revêtir d'une vision sensuelle et se manifester sous forme de doubles : Doppelgänger, c'est-à-dire la somme de nos défauts psychiques qui devront être corrigés à l'avenir, ce à quoi nous devons encore travailler. Une rencontre forte avec un double peut se produire lorsque l'on est conscient et que l'on fait l'expérience de se rencontrer soi-même. Ce sont des forces du subconscient qui influencent fortement notre vie. Elles se présentent à nous pour que nous puissions en prendre conscience. Il y a des passages vers le "petit gardien du seuil", un personnage très effrayant qui ne nous laisse pas passer dans une expérience purement psychique, spirituelle, tant que nous n'avons pas vu le gardien qui nous montre ce que nous devons encore changer. À notre époque d'âme consciente, de telles expériences et rencontres peuvent se produire spontanément. Cette expérience génère une peur incroyable, à laquelle nous devons cependant faire face avec calme. La silhouette apparaît derrière nous, on ne la voit pas, mais on la sent, et un sentiment réel y est lié : Si l'on se retourne, on meurt, non pas physiquement, mais psychiquement, car c'est le pas qui permet de franchir le seuil du spirituel. Ahriman est lié au double. Il donne une image déformée de nous et montre tout ce qui est négatif. Au début de notre vie, ce double ahrimanien s'associe à nous et nous accompagne jusqu'à la fin, juste avant la mort. Nous ne devons pas avoir peur, mais être conscients que cette figure nous accompagne, qu'elle est une connaissance impitoyable de soi et que la mort me permet de prendre conscience. C'est dans les situations extrêmes et de détresse que nous apprenons à connaître notre véritable moi et que nous découvrons des forces inconnues. C'est pourquoi la rencontre avec le Double et le Petit Gardien du Seuil est si importante, car nous pouvons alors nous évaluer avec assurance et clarté, surmonter nos faiblesses et reconnaître les tâches à accomplir. La tâche de se transformer soi-même, de ne pas seulement purifier les forces du corps astral, mais de les recréer. Une destruction qui mène au NON et à la LUMIÈRE, qui passe par la NUIT. Comme décrit dans le poème de Weinheber. Allumer sa propre lumière pour reconnaître la lumière spirituelle. Ne pas être éclairé, mais éclairer le spirituel et en même temps créer. En créant (pensée créatrice), je fais un avec les êtres. Un poème est quelque chose de façonné, de façonné par la pensée. Un mot façonné, chaque son est quelque chose de différent de ce qui est habituellement prononcé. Dans la manière dont on parle consciemment se trouve la force du cœur, on donne une impulsion à l'aide à soi-même et donc à la guérison. En comparaison, les produits pharmaceutiques fabriqués artificiellement ne peuvent pas guérir, mais seulement réparer ou apporter ce qui manque, créant ainsi plutôt une dépendance. L'immunisation naturelle génère des forces éthériques qui immunisent et façonnent, tout comme le langage. Notre pouvoir de création réside dans la manière dont nous parlons et dont nous vivons le langage. Dans la vie quotidienne, nous pouvons consciemment donner une forme artistique à la langue et à nos actions. La contribution de chacun est importante, c'est pourquoi les gens doivent être amenés à prendre conscience de la force qui se cache dans leur moi. Cette force doit être offerte au monde extérieur, sinon elle ne peut pas agir. Le moi se développe en agissant de manière créative dans le monde. La communauté de l'humanité se construit sur l'astral de la terre et sur le corps astral du Christ avec les forces de l'accumulation, de l'émerveillement, de l'attention et de l'absence de préjugés dans la rencontre avec les hommes et la nature. Le corps astral et éthérique du Christ n'est pas encore terminé après la résurrection, il doit atteindre une perfection spirituelle d'une manière nouvelle, ce en quoi consiste notre travail. Nous construisons le corps éthérique en mettant en activité notre corps éthérique de manière si vivante par l'amour et la compassion qu'il devient une force qui donne la vie. Des forces éthériques bénéfiques circulent alors dans la rencontre avec les autres. La condition préalable est toutefois un corps éthérique personnel fortement développé. R. St. parle d'occultisme hygiénique. L'amour signifie : donner à l'autre des forces de vie de la mienne. Les forces vitales ont une signification plus large dans la vie sociale, dans l'organisme social tripartite. Le social est quelque chose de vivant, ce n'est pas quelque chose de schématique avec un contrôle central, comme c'était le cas dans les temps anciens, mais l'organisme social doit être façonné individuellement, de manière nouvelle et vivante, par la contribution de chacun, à partir de sa liberté. Nous en sommes aujourd'hui au début et il faut une phase de transition dans laquelle la vie spirituelle libre est la force principale. Pour cela, il est nécessaire de briser les anciennes formes et de créer de nouvelles impulsions. Il faut éveiller la conscience que chaque être humain possède dans son moi la force créatrice la plus élevée, mais que cela exige aussi du courage. Dans le moi se trouve la force infinie de maîtriser chaque problème et le Christ est notre consolateur et notre soutien intérieur. La consolation ne peut pas être donnée de l'extérieur, mais doit être créée à partir de soi-même. Le problème de toutes les religions est qu'elles excluent les gens et créent des divisions. Les confessions chrétiennes devraient en fait construire sur le corps astral du Christ, mais elles font fi de la liberté et empêchent le déploiement de la force du Christ. Presque toutes les confessions sont formées selon l'ancien modèle et les institutions chrétiennes sont gérées de manière très centralisée. Mais toutes ont encore leur rôle à jouer. L'Apocalypse décrit la réalité à créer, c'est pourquoi nous devons nous pencher sur ce qui doit être différent à l'avenir pour parvenir à un bon objectif. Pour cela, il est nécessaire que chacun découvre pour lui-même ce qu'est la vérité. La vérité ne peut pas être donnée de l'extérieur, elle ne peut être conquise que par chacun, par l'étonnement et l'émerveillement.
